loading

Contact

09/12/2019

Flash boursier

En savoir plus

Flash boursier

09/12/2019

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
Dernier0.991.1010'463.883'692.3413'166.585'871.917'239.663'145.918'656.5323'354.401'048.96
Tendance
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
%YTD0.95%-2.85%24.14%23.02%24.70%24.12%7.60%25.49%30.46%16.69%8.61%

 

En résumé :

1. Droits de douane US sur les produits français ?

2. Les créations d’emplois US ont grimpé

 

15 décembre, jour du jugement ?

Les marchés ont connu sur la semaine quelques accès de volatilité, inspirés comme d’habitude par la guerre commerciale. Le rally de ces derniers mois, caractérisé par une surperformance des petites et moyennes capitalisations, a été en effet porté par l’espoir d’un accord, qui tarde pourtant à venir. A son habitude, D. Trump a soufflé le chaud et le froid avec des propos contradictoires, déclarant d’abord qu’il serait opportun d’attendre après les élections et ensuite qu’un accord était proche.

Le 15 décembre est une échéance clef. Si rien n’est conclu entre les Etats-Unis et la Chine, les premiers pourraient décider d’appliquer des droits de douane de 15% sur environ 160 milliards d’importations chinoises. Il resterait le cas échéant à la Chine environ 50 millions de dollars de produits américains à imposer en riposte. Après, en l’absence d’un report de droits, sur lequel nous tablons, la guerre devra se déplacer sur un autre front comme par exemple celui de la fixation de quotas. Donald Trump, à coup de tweets matinaux, a avancé de nouveaux pions sur l’échiquier, sans doute pour faire diversion. Un premier coup est de taxer à nouveau l’acier et l’aluminium en provenance d’Argentine et du Brésil, qui en affaiblissant leur monnaie mèneraient une concurrence déloyale. L’autre est d’introduire des droits de douane sur les produits français, allant des biens de luxe jusqu’au fromage.

Les créations d’emplois US pour le mois de novembre ont grimpé largement au-dessus des attentes, à +266’000 alors que le consensus était de +180’000, avec en plus des révisions positives pour les mois précédents. Les salaires ont progressé de 3.1% sur un an. Il y a donc pour l’heure peu d’effets inflationnistes. Ce n’est donc pas à même de changer le ton de la Fed, qui à l’issue de sa réunion mercredi maintiendra probablement le statu quo sur les taux.

Parmi les autres statistiques notables, la baisse de la production industrielle allemande de 1.7% en octobre montre que son économie n’est pas encore tirée d’affaire. Les ventes de voitures ont baissé de plus de 5% cette année et la chimie a souffert par ricochet. Les chiffres étaient bien orientés en Asie, avec le PIB japonais ressorti en progression de 1.8% annualisés alors que les estimations tablaient sur seulement 0.6%. L’indice PMI manufacturier Markit en Chine a poursuivi sa hausse en novembre, à 51.8. Par contre les exportations se sont contractées de 1.1% sur un an.

 

Saudi Arabian Oil Company (ISIN : SA14TG012N13, prix : SAR 32.-)

Jeudi dernier s’est déroulée l’entrée en bourse de la plus grande entreprise au monde, Saudi Aramco. L’intention d’une telle opération est claire : lister une partie du géant pétrolier et utiliser le capital récolté pour diversifier l’économie de l’Arabie Saoudite (70% des revenus gouvernementaux sont générés par le pétrole). Le prince du pays, Muhammad bin Salman, souhaitait initialement récolter USD 100 mrds en listant 5% du capital, tablant ainsi sur une valorisation de l’entreprise de USD 2’000 mrds. Cependant, plusieurs évènements ont empêché le plan de se dérouler comme prévu : incidents géopolitiques, baisse du cours du brut suite à des craintes concernant la croissance mondiale, frilosité des investisseurs lors d’autre IPOs.

Au final, l’IPO concerne 1.5% du capital et le prix de 32 Riyals saoudiens (USD 8.50) porte la valorisation de Saudi Aramco à USD 1’700 mrds. Cela suffira cependant pour battre le record de la plus grosse IPO de l’Histoire, devançant de justesse Alibaba et ses USD 25 mrds en 2014. L’émission est libellée en Riyals car l’entreprise sera listée dans un premier temps uniquement à la bourse locale, appelée Tadawul.

Le titre sera inclus dans les indices MSCI dans le courant du mois de décembre, ce qui fait que beaucoup d’investisseurs seront investis dans Saudi Aramco « par défaut ». Le titre apparaît toutefois chèrement valorisé. En absolu, le secteur pétrolier n’a pas franchement le vent en poupe tant au niveau éthique (intérêt grandissant pour les investissements « verts ») qu’au niveau financier (les craintes sur la croissance mondiales exercent une pression négative sur le cours du brut). 

En relatif, le rendement du dividende de Saudi Aramco (4.4%) est inférieur à la moyenne des 5 plus grands acteurs du secteur (5.5%).

 

Graph. 1.

 

 

Ce document, purement informatif, se base sur des informations récoltées auprès de sources considérées comme fiables et à jour, sans garantie d’exactitude ou d’exhaustivité. Les marchés et produits financiers sont par nature sujets à des risques de pertes importants qui peuvent s’avérer incompatibles avec la tolérance au risque du lecteur. Les performances passées reflétées cas échéant dans ce document ne sont pas des indicateurs de résultats pour le futur. Ce document ne constitue pas un conseil ou une offre d’achat ou de vente de titres ou de quelque produit financier que ce soit à l’intention du lecteur et n’engage ainsi en aucun cas la responsabilité de la Banque. La Banque se réserve le cas échéant le droit de s’écarter des avis exprimés dans ce document, notamment dans le cadre de la gestion des mandats de ses clients et de la gestion de certains placements collectifs. La Banque est une banque suisse soumise à la surveillance et à la réglementation de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Elle n’est ni au bénéfice d’une autorisation, ni surveillée par un régulateur étranger. Par conséquent, la diffusion de ce document hors de Suisse, comme la vente de certains produits à des investisseurs résidents ou domiciliés hors de Suisse, peuvent être soumis à des restrictions ou à d’éventuelles interdictions en vertu de lois étrangères. Il incombe au lecteur de se renseigner quant à son statut à cet égard et de respecter les lois et règlements qui le concernent. Nous vous conseillons de consulter des conseillers professionnels qualifiés notamment en matière juridique, financière et fiscale pour déterminer votre position par rapport au contenu de la présente publication.