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L'accent mis sur la clientèle s'est avéré être un avantage

28/09/2020

L'accent mis sur la clientèle s'est avéré être un avantage (article NZZ)

Jean Berthoud, président et actionnaire majoritaire de la banque privée Bonhôte, présente dans des villes comme Neuchâtel, Lausanne, Bienne, Berne et Soleure, a récemment ouvert une succursale à Zurich. Sa banque est moins affectée par la pression sur les marges que ses concurrents.

Bien que les banques privées réussissent à attirer de nouveaux fonds, les bénéfices augmentent à un rythme disproportionnellement faible, voire pas du tout. Dans quelle mesure votre banque ressent-elle la pression sur les marges ?

Nous ressentons la pression sur les marges, mais moins que d'autres banques privées. Parce que 85 % de nos clients sont domiciliés en Suisse et qu'ils nous sont restés fidèles. Les banques qui sont plus impliquées dans la gestion transfrontalière de patrimoine ont perdu des clients ces dernières années. Lorsque nous avons ouvert notre succursale à Genève vers 2009 et que nous avons engagé des conseillers à la clientèle, nous avons pris soin de ne pas prendre de portefeuilles de clients exotiques. À Genève, nous voulions gagner des clients genevois. L'accent mis sur la clientèle locale s'est avéré être un avantage et pas uniquement à Genève.

La levée du secret bancaire dans le domaine de la gestion de fortune transfrontalière n'a donc pas vraiment eu d'impact négatif sur votre banque ?

Non, nous n'avons perdu presque aucun client. Pendant longtemps, la concurrence nous a regardé de façon étrange car, en tant que banque neuchâteloise, nous avions une forte saveur locale. Avec le temps, c'est précisément cette orientation régionale qui s'est avérée être un atout et aujourd'hui, on nous reconnait cette force.

Lorsque vous avez repris la banque au début des années 1990, c'était un musée vivant avec sept employés et trois apprentis, gérant bien moins d'un milliard de francs d'actifs. Que s'est-il passé depuis cette période ?

Nous avons connu une croissance constante au cours des trente dernières années. Nous gérons aujourd'hui un patrimoine de 6 milliards de francs avec plus d'une centaine de salariés. Une étape importante a été le lancement d'un fonds immobilier en 2006. Alors que nous voulions à la base réunir 200 millions de francs, nous sommes retrouvés avec 400 millions. Malheureusement, l'offre de biens immobiliers à acquérir étant trop limitée, nous avons dû à contre-coeur limiter la somme de l'investissement à 300 millions.

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